L'île de Lilie
l'archipel de Norlane Deliz
Des mots à moi viendront se glisser dans le numéro d'automne de la jolie revue Etoiles d'encre.
Le texte proposé leur a plu, elles le publient.
Elles ? Etoiles d'encre est une revue de femmes, nourries des richesses de la Méditerranée.
Etoiles d'encre publient entre autres Leïla Sebbar, qui est un nom d'auteure qui sonne beau à mon oreille.
Bref, je suis émue. Heureuse aussi.
J'ai découvert cette revue un jour de novembre 2009, au Salon du livre en région à Lyon, où j'étais en tant que visiteuse. J'ai su dire que j'écrivais à l'auteure qui présentait le travail de la revue, la rencontre fut simple, vivifiante. Et voilà, des mots à moi viendront se glisser entre ces pages plaisantes, riches, ouvertes...
Ce nom m'appartient. Il est désormais le mien lorsque j'écris.
Mon nom d'auteure, d'écrivaine, de poétesse.
Il porte en lui un peu de ce que je suis, et un peu d'eux, mes amis.
Il me plaît.
Il apparaitra très bientôt sur sa première couverture, espérant palpiter sur d'autres plus tard.
Sous lui, il y aura ces mots : "Cajoleries aguicheuses".
Mon deuxième livre naît et avec lui, je poursuis mon chemin.
Norlane Deliz, désormais.
(Lilie-Norlane ici...)
Je n'écris pour personne.
Ni pour moi, ni pour eux.
Mais j'écris pour qui veut... Vous, peut-être ?
J'écris ce qui me vient. Sans calcul.
J'écris mes échos, mes rêves, ma terre, pour être vraie.
J'écris pour la vie. C'est ainsi que je l'aime.
J'écris parce que je ne sais être autre chose qu'une artisane des mots, une tisserande de mes sens et de mes émotions.
J'écris mes îles. Tous ceux qui y accostent un instant, le temps d'une lecture, sont les bienvenus. Il n'est rien de plus beau que ces voyages où mon regard rencontre un autre regard, où un
bout de mon coeur fait battre un peu plus fort un autre bout de coeur... C'est une alchimie aussi fragile que l'amour. Sait-on qui l'on peut séduire ?
J'écris en apprentie. Je découvre. Et j'espère découvrir toujours.
Je n'écris pas pour me regarder le nombril, bien que mes écrits soient tellement pleins de moi... Je n'écris pas non plus pour plaire , bien que ce "pouvoir séduire" me ravisse. J'écris parce que
j'aime.
J'écris mon coeur d'enfant, mon coeur de pirate, mon coeur tout court, mon coeur d'amoureuse, mon "coeur funambule de capitaine"... Histoires,
poémes, pour enfants, pour adultes, fiction ou non, quelle importance ? J'écris ce que je suis. Et j'ai l'impudeur folle de vous inviter au partage...
Et je m'étonne que mes petits mots sans prétention, ces mots travaillés, écrits sans savoir pour qui, nés de l'intime et infime conviction qu'ils devaient
exister, s'envolent vers des horizons qui ne m'appartiennent pas, à la rencontre d'autres histoires que la mienne.
J'écris ce que j'ai, là où ma langue s'aventure, pour qui souhaite me suivre.
J'écris pour qui trouve dans mes mots ce qu'il cherchait, parce qu'un étrange mystère fait que parfois, il y a rencontre.
La page blanche ne m'inquiète pas.
Elle est mon amie, l'espace de mes nuits ou mes jours dans lequel s'inscrivent mes mots lorsqu'ils sont prêts. Avant de se poser sur la page, les mots voyagent dans ma tête, dans mes esprits.
Je ne m'assois
pas pour écrire si je n'en sens pas la nécessité, si je n'ai pas un fil de mots à tricoter, une pelote à re-pelotonner à ma guise
La page blanche ne m'inquiète pas.
Elle m'attise, me captive et m'embarque. Elle m'en conte.
Elle attend, comme une boîte, comme un coffre en bois, que j'y dépose mes mots, mes petits mots.
Elle m'attend. Elle n'est pas mon ennemie, elle a le temps avec elle.
Si je suis
frustrée parfois de ne pouvoir m'y glisser et planter les graines de mes mots, c'est parce que la quête peut être longue, cafouilleuse, et qu'au jeu de l'insaisissable, on ne gagne pas
toujours...
Mais la page blanche est une promesse, un désir, une séduction.
Une partition invisible à l'œil dont je dessine les traits mystérieusement.
La page blanche est éphémère.
Peau vierge sur laquelle on peut tracer l'océan des songes et des vies.
Passagère clandestine en partance pour des îles qui la chamboulent et la rénovent.
Pays sage où tout peut s'affoler.
Revues Etoiles d'encre, éd. Chèvre feuille étoilée :
- texte "Ceux-là, d'autres et nous"
mars 2011, L'étranger.
- texte "Rater un battement"
oct. 2010, Ce jour-là.
Le coeur capitaine d'une funambule - recueil de poèmes
illustrés (collages) - autoédition janv. 2010.
Cajoleries aguicheuses - poésies sensuelles érotiques - Editions du Manuscrit - juill. 2009.
Ma bouche tordue - récit intime - Editions du Manuscrit - nov. 2006.
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