Vincent Engel, écrivain

Publié le par Lilie

La lecture, c'est le croisement d'un tas de route : petit chemin, grande voie rapide...
Il y a des livres de rien, des livres de peu, des livres de tout.
Il y a la vie autour de nous lorsqu'on les rencontre.
Il y a des livres bonbons, des livres, pleins, des livres fous...

Il y a des livres qui fascinent et de page en page, on devient plus fidèle à l'auteur.

L'auteur, c'est Vincent Engel. Il a un site,
.

Je l'ai découvert - l'auteur, pas le site - avec  Retour à Montechiarro.
C'est un livre d'histoires, les petites et la grande. Avec leurs violences et leurs souffles. Un village de Toscane, 3 familles, sur plusieurs générations. Et des personnages pour lier : un vieux curé, un photographe belge, un homme indéfinissable qu'il vous appartiendra d'interpréter si mes mots vous donnent envie de lire...
C'est l'Italie au-delà des clichés. Ce sont les pierres, les paysages, la magie mystérieuse de Venise aussi (quelques pages par rapport à l'étendue du roman mais quelles pages !).
C'est un livre sur les pouvoirs. Ceux des hommes sur les femmes. Ceux des passions destructrices. Ceux des secrets qui étouffent. Ceux des doctrines orgueilleuses et dangereuses (le fascisme, les brigades rouges...) qui mènent à la folie sanguinaire.
Mais aussi sur le pouvoir de l'art : les mots, la musique, la photographie. Le pouvoir des rencontres. Le pouvoir de la parole libérée.
C'est un livre tellement plein ! Je l'ai lu au moins 3 fois.

Et puis il y a eu Les absentes. La "même" histoire mais du côté des personnages plus silencieux (il serait faux de les dire "secondaires") du premier livre, donc une toute autre histoire. C'est d'une maîtrise incroyable. Là aussi, j'ai relu.

Enfin, tout chaud de cet été, il y a La peur du paradis. Lorsqu'on lit la 4ème de couverture, on se dit que ça ne change pas beaucoup des précédents. Et pourtant ! On retrouve l'Italie (mais un tout petit village côtier, perdu dans les Pouilles), le fascisme, le destin qui écrase, l'amour irraisonné, et cette manière de ne pas donner tous les éléments, de laisser en suspens, dans l'inconnu, le début et la fin de certaines choses, certains personnages. Mais la langue (un mot qui revient souvent dans son écriture, pour ce livre-là) est différente, parce que l'histoire n'est pas celles des livres précédents. Elle est dans le silence des mots, elle passe par l'oeil, et par les éléments : le vent, la mer, le feu, la forêt, le béton, la fureur de la ville...
Je relirai sûrement.
Et vais chercher à lire ce que je ne connais pas encore de l'oeuvre de Vincent Engel.

Publié dans Bibliothèque

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Iluze 16/08/2009 20:29

Je conseille "Oubliez Adam Weinberger", ce roman-ci ne se passe pas en Italie mais il m'a fortement plu !

Lilie 16/08/2009 21:56


Merci pour le conseil !